24 octobre 2010

Lettre à un ange.


Loin de ton pays, loin de ta ville, loin de ta famille, de ton passé et de ta propre vie.
Cette vie qui passe, qui se consume jour après jour sans aucun bénéfice, sans aucune récompense.
Sans quelconque moment de joie, sans le moindre sourire, sans jamais atteindre le bonheur.
Cette vie, isolée du monde, isolée de ce que tu avais été, isolée de ce que tu aurais pu être.
Et chaque soir douce sœur, je prie pour ta mort.
Je prie pour que tout soit fini pour toi, je prie pour que tu quittes cet affreux monde que tu affrontes seule, les larmes aux yeux.
Je prie pour que tu retrouves cette lueur d'espoir, ce grain de bonheur..
Oh douce et merveilleuse sœur! Je supplie Dieu chaque soir pour que ton âme si pure quitte ce monde et profite du bonheur, de la vie, du paradis.
Regarde-toi, assise la nuit sur ton lit, à penser en pleurant en sanglots. A songer à ce détour insensé qu'a pris ta vie. Tu penses aux choses qui ne font qu'accroître ta souffrance et ta douleur.
Toi qui as tout perdu pour satisfaire l'autre, toi qui t'es sacrifiée rien que pour l'autre, cette même personne qui ne prend même pas la peine de t'estimer, ni de faire preuve d'un minimum de compassion. A quoi bon ?
Puisque au final, tu te retrouves maltraitée.
Maltraitée par ton mari, tes enfants, ta famille, tes voisins... Brutalisée par ce pays qui n'est pas tien, par les idées racistes et sadiques d'autrui.
Et ton sourire se perd, tout au fond de cette obscurité qui t'aveugle, cette même obscurité où ton âme , si douce soit elle, décide de s'enterrer.
Tu as perdu goût à la vie. Tu as perdu goût à la vie.
Douce sœur, retourne là où tu naquis, là où ton passé réside, là où ton futur se décidera, là où est ta vie.
Va de l'avant !
Et moi je ne fais que prier pour ton bonheur tout en priant pour une fin douce, le sourire aux lèvres.
Moi chère sœur, je ne fais que prier pour ta mort.
R.A

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