Je me suis libérée d’une grande partie de mon passé depuis quelques jours, quelque chose qui me hantait durant des années, qui m’a largement bloqué et m’attristait au plus haut point. Je me sens libre, vidée, soulagée de ce lourd fardeau qui, jadis, me paraissait la petite étincelle du bonheur absolu, cet élixir de l’amour infini et cette obsession continue pour un être qui aujourd’hui, dans mon coeur, n’est plus.
Je n’ai jamais su vivre depuis, me restant limitée aux règles de la comparaison dont le fondement n’était même pas satisfaisant. Et soudainement, en me libérant, mon âme accueillit les premiers battements d’ailes des papillons de la vie. Une mixture de sentiments laissa échapper une douce odeur de voyage, d’amour et d’espoir. Mes yeux ont appris à contempler, admirer, embrasser et briller de mille feux… et mon coeur a pour la première fois ressenti cet excitement orgueilleux d’une amoureuse dans l’ombre.
Le temps file à une allure tellement rapide que je doute qu’il fasse bien les choses, d’ailleurs parfois le destin est un bien mauvais calculateur. Et parfois, ce n’est que grâce à nos lourdes peines que nous goûtons proprement à la joie éphémère, tout en espérant immortaliser ces doux instants de bonheur.
Tout a commencé par ce contact créé par cette brillante intelligence humaine, pour qu’ensuite chaque jour eut son propre rythme, suivant le fond d’un son différent. Nos journées sont animées et ont fait de nous de jeunes amoureux et clameurs de l’art.
C’est toujours cette chance innée en moi qui me laisse espérer tout ce que je n’atteindrai jamais.
Mon espoir est certes, minime, court et éphémère… mais il est vivant.
Je me fais joie de profiter des tierces et des secondes de nos quelques moments, en attendant notre transportation vers le monde réel, ce monde où tout se confronte, tout se met en jeu et où tous nos rêves pourront enfin se concrétiser.
L’amour c’est un peu comme le bonheur, c’est peut-être même son deuxième prénom je ne sais pas… Tout ce que je sais, c’est qu’il faut apprécier toutes les étapes qui accompagnent notre patience et notre espoir et vivre sans s’imposer une limite de satisfaction.
Ce texte est certainement loin d’être compréhensible, pourtant je l’ai écrit avec ma propre plume, celle de mes sentiments.