9 janvier 2011


'' [...] Ces rappels du temps passé ressassés plusieurs fois l'ennuient, comme ce ciel blanc qu'il entrevoit ou ce vent qu'il entend souffler et faire claquer les portes.
  [...] Ses amis étaient nombreux. Ils sont tous morts ou presque tous. Il pense à eux, un à un, et ne peut s'empêcher de leur en vouloir d'être partis plus tôt que prévu. Leur disparition, c'est sa solitude qui s'épaissit et s'alourdit. Il est en droit d'être mécontent qu'ils l'aient lâché, abandonné après tant de moments passés ensemble, après tant d'épreuves et de complicités. ''
Tahar Ben Jelloun - Jour de silence à Tanger.

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