Là sans me soucier du reste du monde, je te regarde les larmes aux yeux.
Tu sens ma brûlante main se promener sur ton dos, te caresser le bout du sein. Je ne sais comment faire naître tout mon amour pour toi des bouts de mes doigts.
Depuis quand, en un silence désert, une amoureuse crie ses plaintes?
Ton âme hante le fond de mes pensées, ta beauté me crève les yeux, & l'iris s'illumine de tout ton éclat.
Je te prie de ne pas ouvrir les yeux, je ne désire nullement que le spectacle de mon moi fasciné par toute ta splendeur s'exhibe et fasse effet sur toi.
Je ne saurai m'expliquer, expliquer cette attirance inouïe envers toi. Je sais que nombreux s'y opposent et que notre société ne saurait nous épargner.
Si mes péchés irritent la fureur de la force suprême, je le blâme de me faire souffrir d'un tel flagrant délit.
Que je serai courageuse et ravie de t'avouer ma fascination, que de soupirer en silence de cette quantité d'amour que je ne saurai libérer.
Je sens de rudes combats qui viennent, contre mon propre honneur et ma propre dignité, toutes ces pensées me rongent en l'espace d'une nuit hantée, hantée par mon amour et ma peur je ne saurai me décider.
Je te veux pour moi et avec moi, seules pendant cette nuit qui durera une éternité.
FIN.
R.A
