24 mars 2011

Plongée dans les raisons des révolutions arabes.

En ce début 2011, les pays arabes ont connu une avalanche de révolutions qui ont fait tomber plus d'un régime politique, et menacent plusieurs autres. En effet, entre Janvier 2011 et Mars de la même année, deux régimes - Tunisie, Égypte- ont été renversés, et d'autres - Libye, Syrie, Yémen- sont entrain de suivre la même cadence. Un effet Domino qui engloutira tout sur son passage? Sûrement...
Mais penchons nous plutôt sur les raisons qui ont conduit à l'état actuel. Nous allons revenir à l'événement-mèche qui dut allumer ce grand feu de changement. Je veux dire par cela l'immolation de Mohamed Bouazizi, le jeune diplômé tunisien à qui on a renversé sa charrette qui était son unique gagne pain pour lui et toute sa famille. les manifestations de solidarité avec ce jeune tunisien se sont vite transformés en rébellion contre le régime qui gouverne le pays. Puis cela s'est propagé dans les pays voisins, grâce à l'effet domino.
Mais quelles sont les raisons qui ont poussé ces gens à manifester et renverser le pouvoir ?

A. La Présence de régimes totalitaires.

Raison primaire de la chute des régimes depuis Sparte à notre heure actuelle, la dictature est le motif le plus apparent pour ces révolutions. En effet, les pays qui ont connu ces révolutions, supposées êtres des républiques, avaient les mêmes leaders depuis des décennies. Par exemple, Ben Ali a gouverné pendant 23 ans, Moubarak a gouverné pour plus de 30 ans, Gaddafi 41 ans. Donc, ces pays ont été gouvernées par les mêmes gens, ayant les mêmes mentalités pendant un grand bout de temps, de plus ces gens là portaient leurs intérêts personnels au dessus de l'intérêt général de la patrie.

B. L'oppression de l'absence de la liberté d'expression.

Raison Sinequanon de la première, l'oppression est une caractéristique du comportement des régimes totalitaires. L'opinion publique dans ces pays là était réprimée sous les coups de matraque et autres outils gouvernementaux qui visent à tuer l'opinion opposé et opposer l'opinion convenable au gouvernement.
Pour mieux comprendre cet exemple, nous allons faire l'analogie avec de l'eau qui bouille dans une cocotte-minute fermée et ne peut dégager de la vapeur.
A force de faire bouillir cette eau, la cocotte-minute finira par exploser, et vous allez retrouver avec une cocotte déformée.
La même chose arrive pour les peuples sous la dictature, à force de les opprimer, ils explosent et déforment le pouvoir.

C.L'envie du changement.

Si le peuple était passif et ne voyait aucune nécessité au changement, il ne serait pas révolté.
C'est une règle générale, mais tant que le pays avait besoin de changement, et l'opportunité est venue pour s'exprimer, il faut aller de l'avant et manifester. C'est ce qui a été fait dans ces pays qui se sont révoltés.
Ceci pourrait-il se produire dans un pays avancé comme les États unis d'Amérique, ou le Danemark ? Probablement pas, vu que ces pays connaissent une démocratie fleurissante - Un président n'accumule jamais plus que les mandats autorisés - , la liberté d'expression est garantie par la loi et pour tous les citoyens.
Et si jamais il y'a un besoin de changement, le gouvernement s'applique pour satisfaire son peuple, car le gouvernement est au service du peuple et non l'inverse.
A.


15 mars 2011

Hallucinations Bachelières.

Il y'a le fardeau de ces livres encore inexplorés. Il y'a cette lourdeur qui me laisse m'éloigner de tout ce que je suis dans l'obligation de faire. 
Je me sens lasse et avachie. Le compte à rebours a débuté des mois auparavant, et au fur à mesure que le temps avance, je me sens encore plus excédée. 
Ma main droite est toute pliée sur mon stylo, toute tachée d'encre, gonflée de froid et de fatigue. 
3h 12, mes yeux me piquent mais impossible que je dorme.
Je me suis sentie dans une concordance parfaite avec tout ce monde, ces pages qui ferment leur espace sur elles, ce bureau prêt à craquer, ces stylos, ces livres de maths, ces lois de mécanique et ces exercices infinis...
Je suis fascinée par mon monde dans toute sa matérialité.
Je me sens si abjecte devant toute cette splendeur. 
J'abandonne.
Je me lève de cette chaise bleue, soulagée de recevoir un temps de repos propre à elle,
Je prends un bouquin, me jette sur mon lit, et commence à lire. 
Mes yeux sont émerveillés par tous ces mots, toutes ces pages sentant le moisi,
Je me livre à la magie des mots, je ferme les yeux et ça devient beau,
C'est un spectacle unique et émouvant, du chant, des danses avec le plus beau des spectres.
Les lois défilent et les mots ornent le lieu,
Je sens du confort sur ce canapé de la pensée, de l'extase et de l'inspiration. 

Une brume épaisse fait fuir les artistes, je me sens soudainement seule face à une scène vide, 
une scène qui pue la haine et la trahison. 
Je ne peux supporter le supplice de la solitude, je ne suis qu'une pauvre dans un monde de grands. 

J'aimerai être l'illusion du vivant, j'aimerai pouvoir souffler des mots et guérir tous les maux.
Mais je ne suis qu'une faible dans un monde de grands. 

Finalement, je me plonge dans mes profonds songes. 
Je vois du sang partout, tous ces calculs morts et enterrés, les lois se noient, et les mots se répandent partout, de la langue française, des histoires fougueuses, ma plume devient source de richesses... 
Et bientôt on dénoncera mon crime abject. Bientôt je serai emprisonnée de tout ce temps perdu. 
Mais rien n'est jamais binaire dans la vie et tout est très compliqué, et il me semble que pour les autres cela a droit de compter. On me scrute, étudie chaque geste et chaque parole pour réussir enfin à me déstabiliser et à m'emprisonner. 
Mais rien n'est jamais binaire dans la vie, ni même moi. 
R.A

"Règle d'or : laisser une image incomplète de soi..." Cioran


4 mars 2011

Dernier aveu

Ce texte exhibe ce que je crois être mon vrai Moi intérieur. Je dessinerai mon portrait grâce à ma plume, mon encre et mes mots.
L'amour, la haine, la peur, la faiblesse, le mal... Tout réside en moi. Tout me possède.
Je dessinerai le Yin & le Yang, ce symbole chinois représentant l'interaction entre le bien et le mal, la lumière et l'obscurité... Je suis le bien et le mal, je suis tout ce que vous imaginez que je sois.
Je suis l'illusion qui se brise comme du verre. On m'appelle, on me parle et je souris. Ce sourire ne sort de nul part, ce sourire est le masque que je porte chaque jour, que j'affiche tout au long de la journée.
Je ris, je bavarde de tout et de rien, mais rien de ce tout ne pleure en moi.
J'ai bâti mon propre mur devant tous ces regards indécents.
Je me suis enfermée à double tour dans une boite scellée au nom de la peur et de la faiblesse.
Je me noie dans le néant. La seule source d'espoir qui me reste est d'écrire. J'écris chaque jour, chaque nuit. J'écris tout ce que je ne suis pas, et tout ce que je rêve d'être. Je suis possédée par la peur du futur. Je ne crois pas vraiment au destin. Je suis de ceux qui croient dur comme fer, qu'on ne récolte que ce que l'on sème. Je ne serai que ce que je voudrai être, je ne serai que la personne pour qui je me battrai encore et encore durant toute ma vie.
Je suis une personne qui ne croit pas en l'amour, pour moi c'est une chose sombre et imprévisible, ce n'est qu'un mièvre sentiment face à tant d'autres. L'amour est ce qui m'affaiblit, ce qui m'effraie. Donc je ne m'en approche pas, je refuse tout signe de sa présence.
L'optimisme par contre est la clé, la clé de la vie.
La vie est un détour, un ensemble d'obstacles qu'on arriverai à surmonter grâce à l'optimisme.
Mon vrai moi, mon intérieur, je ne saurai le déterminer proprement. Je suis une personne, je ne dirai point normale ou comme les autres, au contraire... Je sens que je suis simple et unique, et ceci n'a rien à voir avec le narcissisme ou autre.
Je suis peut-être calme et sereine, mais je suis schizophrène au fond, heureusement que mes autres moi ne s'affichent plus devant le public. Je suis arrivée à un stade où j'arrive enfin à contrôler mes deux autres. D'habitude je suis la fille confidente et souriante, sauf que des fois le mal ou la peur font surface, bouleversent tout ce que j'ai entrepris, détruisent tout ce que j'ai bâti. Et je m'incurve devant des millions d'yeux.
Je suis unique par mes moi, mes rêves, mes pensées et mes mots. Je suis obsédée par l'autre.
R.A

22 février 2011

Beauté hystérique.

Ton aspect valorisé nous en dit peu sur ton âme futile. Ton identité est connue comme fate parmi nous autres. Des contradictions si réelles et si négligeables. Si seulement tu pouvais baisser ton menton, disait-on, on oublierait ta sévère présence, on se sentirait plus familiers.
Tu es dotée d'aptitudes si surnaturelles, tu nous obliges à rêver, à t'envier et à nous émouvoir de notre propre état. Tu es si douée.
Je te plains, je t'envie. Être affichée à longueur de journée, tout le monde remarque ton rouge sur les lèvres, tes cheveux blonds plus longs que cette jupe bleue que tu portes.
Tu es parfaite, disait-on. Parfait est un bien grand mot à mon avis.
Tu as fait souffrir bien des cœurs, tu as orné bien des fantasmes, tu as blessé bien des âmes.
Ils rêvaient de cette tendre passion idyllique, elles rêvaient de posséder ton sourire, ton charme et ton allure dévastatrice.
Tu paraissais si loin, si divine. On n'osait nullement t'atteindre, on n'y arriverait sûrement pas.
Les jours se suivirent, tu es toujours à l'affiche.
Et derrière ta nouvelle robe noire, j'ai pu flairer ta solitude, ton manque de confiance en toi.
J'avais raison, parfait est un bien grand mot.
Ta beauté est inégale certes, mais viendra un jour où ton âme sera aspirée par ces nombreux yeux globuleux qui te fixent à plein temps.
L'Homme est un amoureux de la beauté par nature, des fois même au point de se transformer en un égoïste possesseur de la beauté.

J'ai peur pour toi.
Viens avec moi, fuyons cet affreux monde, vis tant qu'il est temps.
Nous irons là où tes yeux se mêleront aux étoiles, là où ton âme volera plus haut que les hirondelles, là où ta beauté se mêlera aux rayons de soleil. Fuyons avant qu'il ne soit trop tard, pour qu'aucune larme ne coule, et que ta beauté ne fane.

Les jours se suivirent, son aspect futile en disait long sur son âme appréciée.
Une mixture de modestie et d'audace, la beauté austère réussissait parfaitement à s'aimer.
Parfaite, c'est le mot.
R.A

18 février 2011

Envie


Aussi menue qu’elle était, sa raison d’être s’était rapetissée. Ses illusions l’engloutirent dans un espace gris, aussi vaste que l’errance de son esprit.
Elle a toujours cherché à fuir la réalité, à fuir le regard des gens qui jugeait tout acte & toute pensée de méphistophélique.
L’égalité sociale, la tolérance, toutes les plus belles et les plus dignes valeurs humaines n’étaient qu’utopie. Le monde où elle vivait était gris.
Un jour, en cherchant les escaliers de secours, elle s’était perdue. 
Levant les yeux au ciel, fugitive et confuse, elle le contempla. Elle baissa maladroitement les yeux, puis les releva. Elle avait magiquement compris.
A chaque instant de ma conscience, j’envie ce féminin d’avoir enfin saisi.
Qui sait si un jour, je réussirai à lever mes yeux au ciel, en tentant de fuir ma réalité, pour que je glisse dans une totale euphorie.
R.A
 

14 février 2011

Les mots s'envolent dans la brume des temps.

Se sont écoulés des jours, des semaines avant que je me revendique. Je me sens seule. J’ai perdu quelque chose de précieux.  Je sens mon Moi se galvauder peu à peu.
J’ai perdu pied, je perds ma tête. Je perds mes mots.
Les autres se gaussent de mon état.
C’est affligeant de voir que mes mots fuguent, que mes lettres ne parviennent plus.
J’ai toujours eu l’ardent désir de réussite, j’ai toujours senti le besoin de me libérer par bonheur à ma plume. Or je sens qu’à présent tout s’écroule.
J’ai perdu goût à la vie, à la nature, à l’art et à la beauté.
J’osais être cette personne juvénile et noctambule, admirant toutes les belles étoiles du ciel.
Maintenant tout n’est plus.
Le temps se consume comme le bois dans l’âtre, & moi je vieillis.
Mon cœur s’accélère, un jour ne battra plus.
Je me sens vide.
Je m’acharne à animer intensément mon âme.
Aigrie par tant de vide & de désespoir, je m’obstine à récupérer mes mots.
Je refuse d’être parmi cette nouvelle génération avide, accablée de toute lueur de vie.
Cette génération manipulatrice qui se croît maître du pouvoir mais qui ,à un moment donné, deviendra dupe.
Je ne veux pas être cet autre moqueur et indécis.
Cette même personne que j’aperçois chaque jour en sortant de chez moi, cette femme à la beauté indécente, ce couple si pathétique & mal formé, ce jeune homme à l’allure bouleversante, ces adultes aux pensées burlesques, ces enfants insouciants & si innocents.
Oh comme je ne veux pas en faire partie.
Toutes ces guerres dans le monde, & les révolutions qui en naquirent. Tous ces jeunes crédules qui ont cru posséder le savoir & la vérité, qui vivent au jour le jour, sans douter des forces qui les manipulent.
L’amour n’est plus.
Les mots reviennent par miracle.
Il suffisait de quelques pensées dispersées ça & là pour que mes pieds recouvrent le sol, pour que ma tête reprenne sa place, & pour que mes mots s’usent.


R.A