17 mai 2011

As I'm holding my breath.

Tout est triste par ici. Ça sent le brûlé et l'odeur de la terre remuée. Il fait noir, assez noir pour que je ne vois rien et pourtant je sens que tout est là. Cette odeur devient forte, encore plus forte. Mes narines n'en peuvent plus.
Je sombre dans le néant, le vide et l'oublie, et pourtant je n'oublie pas.
J'ai comme l'impression d'être enterrée vivante. Mais quel être sensé serait conscient de me fourrer dans un trou sous terre au milieu de nul part ?
Je commence à stresser, je ne sais pas où je suis, ni d’où je viens. Je ne comprends pas, je n'ai jamais pu comprendre, et ce vide ne fait que tout empirer.
Je ne sens plus mon corps, ni mes sens.
D'autant plus que je me demande comment cela se fait que je puisse toujours être vivante ? Je suis toujours entrain de penser, je suis vivante mais alors comment ? D’où peuvent bien provenir ces molécules d'O2 ?
Et puis je me sentis légère, aussi légère que cette plume grâce à laquelle j'écris.
Je volais & errais au milieu de ce nul part qui me devint familier.
Ce trou s'élargissait pour devenir presque infini.
J'ai envie de parcourir chaque coin en ta compagnie. Et voilà que toutes mes pensées se tournaient vers toi maintenant, et je ne peux les chasser. Tu t'es décidé de revenir, mais tu as mal choisi le moment. Je t'en veux. Et si ce sourire était affiché devant moi ? Je lui demanderai de m'emmener aussi loin qu'il le pouvait.


Et nous passerons de couloir en couloir, nous visiterons salle par salle, peut-être même toquerons à la porte de chaque chambre, pour enfin se laisser aller à la fin de notre balade nocturne.
Je dormirai tel un ange sur son nuage; ceci est une comparaison des plus nulles mais je trouve rien de plus utopique. Je t'aimerai comme au bon vieux temps. Jadis, quand tout était beau et quand tout allait au mieux dans le meilleur des mondes. Je sus que Maître Pangloss n'avait pas si tort au final.
Je m'en rappelle encore, comme ci c'était hier, et pourtant des années nous en séparent. Il faisait chaud très chaud. Je me rappelle de ce sourire, de cette agilité corporelle, et moi qui restais sans voix.
Et puis j'ai vraiment envie de cette balade au beau milieu de la nuit, j'ai vraiment envie de quitter ce trou, de sentir ton parfum qui me manque tellement , de t'aimer comme au bon vieux temps. J'ai envie de quitter cette absence de lumière qui me tue. Je veux vivre en couleurs.
R.A

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Du romantisme entre les lignes, et du désespoir dans les mots. C'est beau.